Régulièrement, le dimanche arrive avec cette injonction: il faut aller déjeuner chez belle maman. Récit d'un épisode ordinaire.

[Il me semble important d'aborder un point de détail.

Au commencement, il y avait belle maman et beau papa. Puis ils décidèrent d'aller payer leur facture de gaz chacun de son coté, rapport au fait qu'ils avaient pris la fâcheuse habitude de mettre de l'eau dedans (ce qui doit considérablement aider pour faire des pâtes, je pense, mais là n'est pas le sujet). Désormais il y a belle maman & (beau)²papa et beau papa & (belle)²maman. Le carré n'a rien à voir avec une quelconque notion de physique. Simplement, il s'agit du beau père et de la belle mère de l'Homme, donc sont plus "éloignés" de moi. De plus, dans un souci de conserver la cohérence du récit (cad que j'essaie que tout le monde s'y retrouve dans ce joyeux bordel), j'ai trouvé ce moyen pour les identifier.


Fin du point de détail.]

Il faut savoir un truc. Chez belle maman, il y a toujours à manger pour un régiment de Somalien. C'est pas que belle maman a un souci avec les proportions, hein. Quoique des fois, je me pose vraiment la question.

Enfin bon. On décarre quasi toujours de chez beau papa. Chez lui, il y a une sorte de rituel: le petit déjeuner. Quoi qu'il arrive, le dimanche matin, tout le monde se retrouve autour de la table de la cuisine, et c'est l'heure du p'tit dej dominical. On voit ceux qui ont du mal à émerger plonger dans leur bol de café (au hasard, Sassinak)tandis que les autres discutent à plein régime. Il ya un pot de confiture de fraise au milieu de la table et un bon millier de petites cuillères. L''Homme fait griller du pain et me tendra bientôt une tartine. C'est toujours un chouette moment. Mais un moment dont je sors inévitablement le ventre plein.

L'Homme fini par me dire "ma chérie" (oui, l'Homme m'appelle "ma chérie". J'aime bien. Mon père trouve que ça fait très années cinquantes). "ma chérie, il est 11h45, on doit être à midi chez ma mère". Mission impossible vu qu'il faut finir la tartine à moitié entamée, répondre à beau papa ou à tite belle soeur, prendre une douche, se préparer correctement, dire au revoir, s'en aller et faire les 20 minutes de trajet. Le tout en 15 minutes. EASY.

On se pointera donc chez belle maman sur les coups des 13 heures. L'Homme arguera, comme d'habitude, du fait que "ben de toute façon elle a pas dit à quelle heure il fallait venir". Mauvaise foi. On sera trop à la bourre pour passer acheter un bouquet de fleur, comme d'habitude, et je culpabiliserai un peu. Pendant le trajet, on parle assez peu. L'Homme et moi ne sommes pas des bavards du dimanche.

Nous arrivons à destination. Je regarde toujours le jardin avec un peu de tristesse. Quand l'Homme et moi avons commencé à sortir ensemble (oh, un jour faudra que je vous raconte comment il m'a fait rencontrer sa mère. Allez, je vous le dis. On rentrait d'un centre commercial pour aller chez son père (la maison était opportunément vide) quand, tout à coup soudainement, il bifurque et me sort "on va passer chez ma mère, ça fait un moment que je l'ai pas vue". WHAAAAAAAAT ????? T'es pas au courant que j'ai besoin d'au moins deux semaines pour me préparer à ça ??). J'en étais où ? Ah oui. Le jardin. Au début, donc, le jardin était une sympathique petite pampa, avec des fleurs et des plantes partout. Puis (beau)²papa est passé par là, a mis une piscine et du carrelage.


L'Homme pousse la porte de la maison, il est en terrain conquis. A l'intérieur, la smala est déjà là, ou arrive au compte goutte. On retrouvera belle maman et (beau)2papa, la Blonde, son mari le Designer et leur fils, mon Neveu, mais aussi la Brune, son mari le Hipster (qui mérite ce surnom à cause de ses lunettes) et leur deux filles, Crapouille 1 et Crapouille 2.

Allez, j'ai assez digressé, la suite demain (promis, je l'écris tout de suite et je programme l'article pour demain soir).